
Délégué épiscopal:Père Albert ZOUNGRANA
Email : zosa@wanadoo.fr
Chargé de l’information oecuménique : Père Denis ERAZMUS
Email : erazmus-denis21@orange.fr
L'activité régulière est la lecture continue de l'Evangile de Marc par des membres de différentes confessions chrétiennes.
Les intervenants sont différents à chaque fois et sont membres des différentes Eglises représentées dans le groupe. Leur manière d’aborder le texte reflète leur tradition.
Il n’est pas nécessaire d’avoir participé aux rencontres précédentes pour suivre celle là, chaque partage étant un tout en lui-même et vous y êtes cordialement invités.
Cette année les séances auront lieu de 20h à 21h30 toujours Salle Agrippa d’Aubigné ;(à coté du temple) 14 Bd de Brosses
Rencontres 2013 :
9 janvier 2013 : Intervenant Dominique Viaux (Eglise Réformée);
13 février 2013
13 mars 2013
10 avril 2013
15 mai 2013
12 juin 2013
D'autres rencontres ont lieu ponctuellement, notamment, pour la semaine de prière pour l'Unité des chrétiens (deuxième quinzaine de janvier) ou pour la semaine sainte.
D'où viennent ces textes ?
Les prières pour cette Semaine de Prière pour l'Unité chrétienne viennent des Églises polonaises qui rappellent la « victoire de Jésus-Christ » qui introduit l'être humain dans le mystère de sa résurrection et le revêt d'incorruptibilité et d'immortalité, transformant son être mortel en être immortel et le revêtant de son éternité. Si la Pologne est à 95% catholique, sont aussi présentes l'Église orthodoxe (550 000 fidèles) qui découle des saints Cyrille et Méthode (IXè s.), l'Église gréco-romaine (100 000), l'Église évangélique luthérienne (75 000), l'Église évangélique réformée (ou calviniste, 3 500 fidèles), l'Église évangélique méthodiste (5 000), l'Union baptiste (5 000) et les deux Églises vieilles-catholiques : l'Église mariavite (25 000) et l'Église polonaise-catholique (22 000 en Amérique), ainsi que d'autres Églises protestantes affiliées à l'Alliance évangélique et des communautés juives et musulmanes. En Pologne, l'oecuménisme remonte au XVIème siècle, avec l'accord de Sandomir en 1570 signé par les luthériens et les calvinistes qui s'unirent en 1777. En 1923 est créée la 1ère instance interconfessionnelle avec la branche polonaise de l'alliance universelle pour l'amitié internationale, rejointe en 1930 par l'Église orthodoxe autocéphale polonaise. En 1942 naît un Conseil oecuménique provisoire qui édicte le « Credo polonais » fait de principes dogmatiques acceptés par ses membres. En 1945 est constitué le Conseil des Églises protestantes de la République de Pologne présidée par un méthodiste. Le Conseil oecuménique de Pologne (COP) émerge à Varsovie le 15 novembre 1946, présidé par un évangéliste luthérien. Jusqu'à la fin des années 60, un lien non officiel relie le COP à l'Église catholique romaine. La 1ère célébration oecuménique dans une église catholique a lieu le 10 janvier 1962, à Varsovie, année de l'ouverture du Concile Vatican II (11 octobre 1962). En 1974 est inauguré le Comité mixte du COP et du Comité épiscopal pour les Relations oecuméniques officialisant les contacts du COP avec l'Église catholique. En 1977 naît un Sous-comité de dialogue et, en 1997, est constitué un Comité de Dialogue qui, en 2000, signe un texte « Le sacrement signe d'unité » reconnaissant de part et d'autre la validité du baptême. Sont étudiés les mariages mixtes avec une publication en 2009. En 2001 est publiée une traduction oecuménique du Nouveau Testament et des Psaumes, avec le concours de onze Églises. Celle de l'Ancien Testament est en cours. En 2009 les Églises chrétiennes publient « En route vers le Christ », se présentant les unes les autres dans un même ouvrage ! À noter l'apport des papes Jean-Paul II et Benoît XVI pour l'oecuménisme en Pologne. Actuellement, 7 Églises constituent le Conseil oecuménique de Pologne : l'Église orthodoxe autocéphale de Pologne, l'Église polonaise catholique, l'Église vieille-catholique mariavite, l'Église évangélique luthérienne, l'Église évangélique réformée, l'Église évangélique méthodiste et l'Union baptiste de Pologne.
Les textes promulgués pour la Semaine de Prière pour l'Unité chrétienne furent préparés par la Commission de Dialogue de la Conférence des Évêques de Pologne et du Conseil oecuménique de Pologne. L'histoire de ce pays a amené les chrétiens à réfléchir sur les concepts de « perdre » et de « gagner », à la lumière de la résurrection du Christ comme « victoire » sur la mort. Un fait marquant de cette histoire est le baptême du duc Mieszko 1er (935-992), et de sa cour en 966, désirant unir les polonais autour du Christ pour mieux les souder en un nouvel État. Le duc proclama l'indépendance culturelle et spirituelle des Slaves découvrant le Christ dans leur langue, leurs traditions, leurs valeurs nationales, bref, leur identité forgée dans sa lutte contre des dangers extérieurs. Le royaume polonais s'unit à la Lituanie au XVIème s. Mais au XVIIè s., ce royaume fut envahi par les suédois, les russes, les turcs pour s'effondrer au XVIIIè s. Mais la nation survécut grâce à sa force spirituelle ! Après 1918, les polonais gagnèrent leur indépendance nationale et une liberté demeurant fragile devant la menace bolchévique, l'invasion allemande en 1939 et l'occupation russe qui les persécuta (cf. massacre de Katyn en 1940). En 1980 la révolte du pays bouleverse la Pologne avec ses trois leaders : les cardinaux Wyszyski et Wojtyla et Lech Valesa, (Solidarnosc). En 1989 émerge la 3è République. Ceci dénote tout l'attachement de la nation polonaise à l'Église catholique.
Le Comité international envoya les textes remaniés aux associations oecuméniques nationales pour leur traduction et leur divulgation. En France, l'association Unité chrétienne publie un livret avec des lectures pour chaque jour, un commentaire et une prière. Anne-Noëlle Clément qui présente ce livret, nous invite à « croire davantage » au thème de cette « transformation » affirmée par Paul. Ces textes aident les chrétiens à se laisser transformer par la paix et l'amour du Christ Serviteur et souffrant, vainqueur du mal par sa résurrection et Bon Pasteur qui nous invite dans son Royaume.
Présentation et commentaire du thème retenu
Le thème de cette année est tiré de la 1ère Lettre aux Corinthiens où Paul écrit : « Tous, nous serons transformés … par la victoire de notre Seigneur Jésus-Christ » (1Co 15,51-52). Au terme de cette 1ère Lettre, Paul « affirme » (v 50) ; plus qu'une opinion ou qu'un simple avis, il s'agit là d'une conviction qui l'habite et qu'il adresse à ses frères, dans la foi au Ressuscité. Qu'affirme-t-il ? Que la vie du Royaume ne relève pas d'un héritage, mais d'un don de Dieu que lui, Paul, espère voir venir pour « transformer » l'être de chair et de sang qu'il est dans l'acte créateur marqué par la mortalité, en un être revêtu d'immortalité et donc délivré de la mort. La note de la Tob dit que Paul est tourné vers la parousie qu'il espère vivre ici-bas ; il utilise le pronom « nous », s'intégrant dans l'ensemble des destinataires de cet acte de foi qu'il professe. C'est un « mystère » qu'il dévoile à ses frères, qu'il tient sans doute, « par grâce », d'une révélation particulière pour « annoncer aux païens et mettre en lumière l'impénétrable richesse du Christ que Dieu réalise » (Ep 3,3.8-9). Il révèle que tous ne connaîtront pas la mort et que « tous », sans exception du fait de l'universalité du salut, « seront transformés ». Prophétie que Paul délivre à ses frères en Christ, même si le futur utilisé invite à la patience pour se préparer à vivre cette « transformation » qui va « changer » la condition mortelle de l'homme en état d'immortalité. C'est au son de la trompette divine que la vie jaillira des tombeaux amenant les morts à ressusciter ; c'est au son de cette trompette que les murs de la mortalité tomberont pour faire place à l'immortalité que Paul attend, espère. Comme il l'enseigne aux Thessaloniciens, les morts ressuscitent « en premier » et la transformation annoncée lui succédera (1Th 4,15-17), car, dit-il, « Dieu nous a destinés à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ, mort pour nous afin que, veillant ou dormant, nous vivions alors unis à lui » (1Th 5-9-10). Notre destinée est d'être « avec lui » pour toujours. Si la conversion du coeur constitue un premier changement chez l'homme, la venue glorieuse du Christ ressuscité ouvre à la transformation des corps charnels en corps « spirituels », engloutissant la mort dans la victoire de sa résurrection dans laquelle il attire l'homme. En tant que chrétiens nous vivons cette attente de la venue glorieuse du Christ vivant ; non pas une attente faite de passivité ou tributaire d'une fatalité, mais une attente en état de veille, active, mobilisatrice, qui oeuvre pour sortir de l'asservissement du péché et vaincre un jour et pour toujours la mort elle-même, par le don de Dieu. Elian Cuvillier (de la faculté de théologie protestante de Montpellier) écrit que « cette libération, c'est la mort et la résurrection du Christ qui en sont le fondement ». Elle nourrit l'espérance des chrétiens de vaincre par Lui et avec Lui les puissances de la mort, en avançant sur le chemin de la foi en sa promesse. C'est là notre credo en la puissance de Vie de l'Amour infini que Dieu manifeste en son Fils dans l'Esprit Saint. Avec espérance le peuple de Dieu s'ouvre à un futur qui appartient à Dieu seul qui l'attire, l'entraîne et le guide, comme Paul l'écrit aux Corinthiens, proclamant le mystère de la mortrésurrection du Christ qui fonde notre espérance d'y être, un jour, pleinement associé pour partager sa vie de Fils divin. Cette transformation « en un clin d'oeil » touche l'homme dans ce qu'il est : corps, âme et esprit et change son corps « animal » en corps « spirituel ». Ce corps n'est ni disparu, ni abandonné au limon terrestre ; il est appelé à entrer, lui aussi, dans le mystère de la résurrection accompli en Jésus-Christ et qui devient notre vocation, notre destinée ultime. Et le comment de cette transformation trouve sa réponse en Dieu seul. Enfin, selon le Groupe des Dombes, cette transformation passe par « la conversion des Églises », en priant et en oeuvrant pour l'unité des chrétiens. Un rappel à la conversion enraciné dans l'Évangile et porté par la prière du Christ qui invite les siens à n'être qu'un comme le Père et Lui sont Un, unis dans leur diversité, leur distinction, dans un amour réciproque qui féconde la vie. Que l'Esprit Saint convertisse, peu à peu, nos divisions obscures en Unité lumineuse, dans la réconciliation entre frères et sur l'itinéraire du Notre Père, pour ressembler au Christ uni au Père, afin que « Dieu soit tout en tous » (1Co 15,28). Notre tâche oecuménique n'est-elle pas d'oeuvrer pour transformer nos divergences séparatrices en une symphonie unitive à-venir ? « Prier pour l'unité c'est prier pour que quelque chose change dans son Église » (abbé Couturier, 1937)
Prière (tirée de la journée mondiale de Prière à Toronto en 2007) :
« Seigneur notre Dieu, source de toute vie, nous te rendons grâce.
Tu nous accompagnes sur nos chemins, qu'ils soient faciles ou malaisés.
Tu nous rends solidaires les uns envers les autres.
Que ta grâce nous enseigne à mettre notre confiance dans ta providence qui fait des merveilles,
même à partir de nos échecs et de nos balbutiements.
Tu transformes en fruit la graine : relève-nous, transforme-nous, rends-nous semblables au Christ.
De même que les grains de nombreux champs sont mêlés pour devenir un seul pain,
par ton Esprit, fais de nous une Église une et sainte, qui soit un signe d'espérance pour le monde ».
Père Denis Erazmus
Eglise orthodoxe copte de Dijon
Eglise orthodoxe serbe
Eglise réformée de France
Eglise Protestante Evangélique de Dijon-Est
L’Assemblée Chrétienne du Plein Évangile (Le Tabernacle)
L'Amitié Judéo-Chrétienne de France : l'AJCF a pour tâche essentielle de faire en sorte qu'entre Judaïsme et Christianisme, la connaissance, la compréhension, le respect et l'amitié se substituent aux malentendus séculaires et aux traditions d'hostilité.
Site de l'AJCF
Le service diocésain Pastorale, Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires participe au souci de l'Eglise catholique vis-à-vis de tant d'hommes et de femmes confrontés à de nombreuses et nouvelles formes de croyances et de recherches dont certaines peuvent présenter un comportement déviant et avoir des conséquences graves pour l'existence.
D'où la mission du service :
- se tenir constamment informé de ces mouvements multiples,
- partager cette information,
- assurer une prévention,
- accompagner les victimes de ces dérives (ex-adeptes et familles).
Responsable diocésaine et provinciale : Sr Chantal-Marie SORLIN
Maison diocésaine - 9bis boulevard Voltaire - 21000 Dijon
Tél. : 03 80 58 20 96
Le site du service est mis à jour quotidiennement :
http://gamaliel21.pagesperso-orange.fr/
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