Diocèse de Dijon - Catholiques en Côte d'Or - Blog


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Posté le 15 mai 2013 - Rubrique Vie du diocèse

La campagne 2013 du Denier de l’Église s’appuie sur un message fort : le traitement des prêtres repose sur la générosité concrète des fidèles.

 Contrairement aux idées reçues, le budget des prêtres augmente au sein du diocèse de Dijon.

 

 

 

Les effectifs diminuent mais les dépenses augmentent

 S’il est vrai que les effectifs diminuent du fait que les décès sont plus nombreux que les arrivées ou les ordinations sacerdotales, plusieurs facteurs contribuent à maintenir, voire augmenter, les dépenses consacrées à la vie des prêtres :

 - les prêtres non retraités qui arrivent ou sont ordonnés reçoivent un traitement plein, alors que ceux qui sont rappelés par le Père étaient pensionnés, et donc partiellement seulement à la charge du diocèse ;

 - le traitement des prêtres est réévalué régulièrement de façon à éviter tout décrochage par rapport au coût de la vie, et les charges sociales suivent le SMIC ;

 -la formation des prêtres, initiale ou continue, est un poste en augmentation.

 Le Denier de l’Église, première ressource du diocèse, reste donc prioritairement affecté aux prêtres.

2013 : des investissements structurants

L’an dernier, vous avez été 14 200 à répondre à cet appel à don.

Grâce à votre générosité, le diocèse de Dijon continue de réaliser des investissements structurants pour l’avenir.

Devant la hausse importante des coûts de l’énergie, les travaux d’isolation de la Maison diocésaine et de l’Archevêché ont été poursuivis et le seront encore.

Une enquête auprès du personnel laïc et des encadrants a été menée par une personne bénévole expérimentée. Elle favorisera un bon emploi des ressources humaines.

 La comptabilité analytique a été simplifiée. Cela facilitera le contrôle budgétaire en cours d’année.

 Les tâches de ménage à la Maison diocésaine ont été externalisées après un appel d’offres.

 Des actions de promotion sont entreprises de façon à faire connaître l’offre commerciale de l’Association Le Neuf Bis qui assure la vente des repas et de location des salles. On en espère une hausse de la fréquentation et une meilleure compensation des charges de la Maison.

Cependant, la caractéristique principale du budget 2013 tient dans une politique immobilière plus active.

Elle verra notamment l’acquisition et la rénovation d’un presbytère en agglomération dijonnaise, une acquisition à  Pouilly-en-Auxois en vue de l’aménagement d’une salle paroissiale, la rénovation d’une maison paroissiale à Seurre, et d’autres initiatives. L’équilibre entre urbain et rural est ainsi respecté.

 

La Campagne du Denier n’est pas réservée à des spécialistes. C’est l’affaire de chacun d’entre nous.

 

                                                    Jean-Dominique Baer,
                                                      Econome diocésain

 


Qu’est-ce que le Denier de l’Eglise ?

C'est une libre participation annuelle des catholiques d'un diocèse et chacun donne selon ses possibilités. Il est destiné à assurer la vie matérielle des prêtres, la rémunération de laïcs salariés en mission dans l'Église et la formation des futurs prêtres.

Combien donner?

Vous pouvez par exemple donner l'équivalent de 1% de vos revenus annuels, ou encore 10% de votre impôt, ou bien la valeur de 2 ou 3 journées de travail. De plus, si vous êtes imposables, vous pouvez déduire 66% de votre don du montant de votre impôt.

Ainsi, en donnant 200€, vous bénéficiez, si vous êtes imposables, d'une remise d'impôt de 132€, et votre don vous revient en fait à 68€.

Comment donner ?

Il est possible d'effectuer votre don en ligne sur notre nouvelle plateforme de paiement ici.

Vous pouvez également envoyer votre chèque à l'Association Diocésaine de Dijon - 20 Rue du Petit Potet - BP 57989 - 21079 DIJON CEDEX 

N'hésitez pas à appeler le 03 80 63 16 71 (ligne directe) pour toute information !

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Posté le 25 avril 2013 - Rubrique Vie du diocèse

Nous fêtons cette année le bicentenaire du Bienheureux Frédéric Ozanam, créateur de la Société de Saint Vincent de Paul. Je souhaiterais dans un premier temps présenter notre mouvement et l’esprit qui l’anime. J’évoquerai ensuite la visite à domicile qui constitue le cœur, j’allais dire « historique », des activités de tous les mouvements qui se rattachent à la « famille vincentienne »[i], et  qui illustre bien la dimension spirituelle qui doit sous-tendre nos actions caritatives. Puis, je décrirai rapidement et aussi concrètement que possible nos actions en Côte d’Or.

 

Ozanam, Monsieur Vincent et La Société de Saint Vincent de Paul

Il y a 200 ans, donc, presque jour pour jour, naissait Frédéric Ozanam. A 20 ans, très brillant étudiant à la Sorbonne en Droit et en Lettres[ii], il anime avec d’autres jeunes intellectuels, des cercles de réflexion sur des sujets historiques ou d’actualité. Nous sommes en pleine révolution industrielle, et se développe dans les villes un prolétariat ouvrier vivant dans une très grande pauvreté. Conscient lui-même et ses amis de la misère des pauvres, interpellé en tant qu’intellectuel catholique par ses camarades d’université sur l’application concrète de sa foi, il lance à ses camarades son fameux appel : « allons aux pauvres ! » et fonde avec eux la première « conférence de charité ». Mais il n’était somme toute qu’un jeune bourgeois, brillant et généreux, certes, mais absolument étranger au milieu des bas quartiers parisiens. Avec ses compagnons, il prend contact avec Sœur Rosalie Rendu, Fille de la Charité, qui, depuis de nombreuses années, porte secours aux pauvres du quartier de la rue Mouffetard. Celle-ci va prendre tous ces jeunes gens sous son aile énergique et va les initier à la charité de proximité selon la sensibilité et la spiritualité de Saint Vincent de Paul. C’est ainsi que Frédéric Ozanam placera dès l’année suivante son mouvement naissant sous le patronage de Monsieur Vincent.

Le développement des Conférences est rapide : dès 1834, les conférences de Charité rassemblent 250 membres ; en 1853, à la mort de Frédéric Ozanam, les Conférences sont présentes dans 17 pays, et en 1860, on compte 2500 conférences et 50000 membres. Aujourd’hui, les conférences sont au nombre de 46 000 à travers le monde, et réunissent plus de 900 000 membres actifs répartis dans 130 pays des 5 continents. En France, on compte actuellement un millier de conférences et 11500 membres.

De façon habituelle, les conférences sont constituées par des paroissiens soucieux de prendre en charge les pauvretés rencontrées sur le territoire de la paroisse. Elles sont donc parfaitement en phase avec l’objectif de Diaconia 2013 qui est de mettre le pauvre au cœur des paroisses.

 

La Société de Saint-Vincent-de-Paul se définit comme un mouvement apostolique de laïcs qui mettent en pratique, dans le monde d’aujourd’hui, l’enseignement spirituel de Saint Vincent de Paul : annoncer la Bonne Nouvelle par le service du Christ dans la personne des pauvres. Elle est un mouvement de spiritualité à finalité caritative.

Notre spiritualité est donc essentiellement vincentienne. Dans la ligne directe de Mt 25[iii], Saint Vincent de Paul insistait constamment pour que l’on voie le Christ dans le visage du pauvre : « vous servez Jésus Christ en la personne des pauvres parce qu’ils vous représentent la personne de Notre Seigneur. Il faut donc les traiter avec douceur et respect, vous souvenant que c’est à Notre Seigneur que vous rendez ce service »… « Le fils de Dieu, qui a voulu être pauvre, nous est représenté par ces pauvres »… « Quand vous quitterez l’oraison et la sainte messe pour le service des pauvres, vous n’y perdrez rien, puisque c’est aller à Dieu que servir les pauvres, et vous regarderez Dieu en leurs personnes »… C’est là l’enseignement que nous essayons de mettre en pratique en équipe, au sein de nos conférences.

Enfin, notre charité s’efforce d’être conforme à la doctrine sociale de l’Eglise, et en particulier ceci : « la charité dépasse la justice…, mais elle n’existe jamais sans la justice » (Caritas in veritate § 6). C’est ainsi que, comme le disait St Vincent à la petite sœur qui partait visiter pour la première fois, « Il faudra te fairepardonner le pain que tu leur donneras. »

Lorsque nous parlons de « pauvres », nous ne faisons pas référence à la seule pauvreté matérielle, qui a certes toute sa place, mais à toutes les pauvretés : La solitude[iv], la maladie, le déracinement… De façon générale, le pauvre est celui qui est vulnérable, d’une façon ou d’une autre. C’est ainsi que nous sommes tous des pauvres à partir du moment où nous reconnaissons notre vulnérabilité et notre faiblesse et que nous avons besoin des autres pour les soulager.

 

La visite à domicile

La visite à domicile est le fondement de nos actions et, plus largement, de celles de toute la « famille vincentienne ».

Il y a beaucoup de visites dans l’Evangile. On pense bien sûr à la Visitation, mais il y a aussi l’Epiphanie, le repas chez Simon le pharisien, Jésus s’invitant chez Zachée, les nombreuses visites à Béthanie, chez Marthe et Marie… Chacune donne matière à réflexion sur le sens et les caractéristiques chrétiennes de la visite à domicile.

Pour Saint Vincent de Paul : « Il faut faire la visite aux pauvres en la vue de Dieu seul et comme la Sainte Vierge la fit en allant visiter sainte Elisabeth, c’est-à-dire en toute douceur, en amour, en charité ». Saint Vincent de Paul en créant les Filles de la Charité, comme Frédéric Ozanam par son cri fondateur « allons aux pauvres ! », estimaient fondamentale cette démarche d’aller rencontrer le pauvre chez lui, là où il se trouve. Et ce « chez lui », ce peut être la chambre de la maison de retraite ou d’hôpital, la prison, ou même le porche d’immeuble où le SDF a disposé ses cartons et sa couverture.

Dans une de ses lettres, Frédéric Ozanam écrivait : « Nous devrions tomber à leurs pieds et leur dire avec l’apôtre : "Tu es dominus meus". Vous êtes nos maîtres et nous serons vos serviteurs ; vous êtes pour nous les images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas et, ne sachant pas l’aimer autrement, nous l’aimons en vos personnes. » Il reprenait en somme l’enseignement de Saint Vincent de Paul : « Les pauvres sont nos maîtres ».

Ce qui est fondamental est donc de ne pas voir la personne au travers de ses problèmes, mais de voir en elle le frère, la sœur, le visage du Christ, la personne à aimer.

Ceci implique avant tout de respecter en vérité la personne que nous visitons :

-          en lui demandant la permission d’entrer chez elle,

-          en acceptant qu’elle fasse des choix différents des nôtres et qu’elle pense différemment de nous,

-          en l’écoutant sans juger,

-          en ne prenant jamais de décision à sa place,

-          en étant soi-même, sans chercher à « jouer » la gentillesse ou l’empathie,

-        en ayant le désir de la réciprocité, car la personne visitée à toujours quelque chose à donner. Il nous faut donc accepter d’être enrichis par elle et, de ce fait, accepter notre propre fragilité, notre propre pauvreté. Nous sommes deux pauvres. Ceci est fondamental pour éviter le terrible piège de la condescendance.

 

Enfin, il faut bien entendu connaître ses limites et savoir passer le relais à d’autres, plus compétents : nous ne sommes ni psychologues, ni médecins, ni assistantes sociales.

 

Pour se mettre dans de bonnes dispositions avant la visite, rien ne vaut ce que nous appelons « la prière de l’escalier », celle que nous faisons juste avant d’entrer, pour confier notre visite, la personne que nous allons rencontrer et, éventuellement, nos craintes et nos appréhensions.

Forcément, la pratique de la visite régulière d’une personne à domicile crée des liens. Le temps aidant, la connaissance mutuelle s’approfondit et l’on « s’apprivoise », comme disait le renard au Petit Prince. Il peut se créer une vraie amitié qui implique fidélité et présence dans la durée. Et lorsqu’il s’agit d’une personne âgée ou malade,  cela peut aller jusqu’à l’accompagner dans sa fin de vie. Cet accompagnement ne s’improvise pas et demande que l’on soit formé.

La formation est du reste un impératif car le bénévolat ne saurait excuser l’incompétence. Des formations de toutes sortes sont proposées par la Société de Saint Vincent de Paul. On peut également profiter des formations offertes par le diocèse, en particulier par la Pastorale de la santé.

Ces principes qui concernent la visite à domicile, nous cherchons également à les mettre en pratique dans toutes nos autres activités : par exemple, l’aide alimentaire ne saurait se borner pour nous à une simple « distribution » de colis, mais elle est l’occasion d’échanges et de création de liens sociaux ; ou encore, le soutien scolaire ne se borne pas à l’aide aux devoirs, mais est l’occasion d’entrer en relation avec les familles, et de les faire coopérer.

 

La Société de Saint Vincent de Paul en Côte d’Or

En Côte d’Or, nous sommes cinq conférences, toutes à Dijon : la Conférence Saint Bénigne et la Conférence Notre-Dame - Saint Michel sur le centre ville, la Conférence Sainte Bernadette sur le quartier des Grésilles, la conférence des étudiants du Centre Catholique Universitaire, sur le campus, et enfin, une toute nouvelle Conférence, en période de probation, sur la paroisse Saint Paul - Sainte Jeanne d’Arc. Nous sommes actuellement 55 bénévoles. Nos activités sont assez diverses : chaque année, nous visitons régulièrement environ 70 personnes isolées, malades et/ou en difficulté financière et sociale.

Les jeunes du CCU accueillent régulièrement une quinzaine d’étudiants en difficulté pour un contact fraternel et pour les aider dans leurs démarches administratives et leur recherche d’un emploi. Ils distribuent également vêtements et colis de nourriture aux plus démunis. En effet, des étudiants, le plus souvent étrangers, arrivent sur le campus au mois de septembre vêtus d’un jean, d’un tee-shirt et d’un blouson léger, chaussés de baskets, et n’ont rien d’autre à se mettre quand arrivent les mois d’hiver…

La conférence Sainte Bernadette accueille une cinquantaine d’enfants en soutien scolaire et distribue près de 600 colis alimentaires à environ 70 familles.

Pour être complet, j’ajouterai que nous participons financièrement à des actions de solidarité ponctuelles lancées à l’échelon national. La dernière en date étant le secours aux réfugiés syriens. Lors de catastrophes survenant dans notre région, nous avons à cœur de participer en nature ou financièrement aux actions de solidarité qui sont mises en place. Cela a été le cas, par exemple, lors de l’incendie du foyer ADOMA, en novembre 2010.

Nos ressources proviennent uniquement de nos donateurs et des quêtes que nous faisons en paroisse ou en réunion.

 

Perspectives

Les besoins sont de plus en plus importants car la pauvreté ne fait que croître, celle-ci étant d’ailleurs étroitement liée à la solitude car l’isolement est générateur de pauvreté et la pauvreté est source d’exclusion et de solitude, le tout constituant un cercle vicieux infernal.

Le phénomène de la migration, en particulier en provenance de l’est de l’Europe, connaît ces dernières années une ampleur nouvelle. Les structures sociales existantes sont submergées et les diverses associations caritatives parviennent de plus en plus difficilement à faire face.

A l’échelon départemental, la société de Saint Vincent de Paul ne parvient plus à répondre à toutes les demandes qui lui sont adressées et est obligée de renvoyer sur les paroisses les appels qu’elle reçoit, là où les conférences ne sont pas implantées.

C’est pourquoi nous avons un grand besoin de bénévoles pour venir nous renforcer et aussi pour prendre la relève de nos membres les plus âgés. Nous cherchons également à créer des conférences sur un plus grand nombre de paroisses, en particulier dans les zones rurales, souvent pauvres et où l’on souffre sans doute plus qu’ailleurs de la solitude.

Enfin, nous avons le souci de nous rapprocher des autres mouvements existants afin de « mutualiser » autant que possible nos moyens et nos actions. C’est, là aussi, l’un des objectifs de la démarche Diaconia de laquelle nous sommes évidemment partie prenante. C’est également une des fonction du Conseil diocésain de la Solidarité, nouvellement créé, au sein duquel la Société de Saint Vincent de Paul est représentée.

 

                                                                                         Rémy Bertrand

                                                                                      Président départemental

                                                                              de la Société de Saint Vincent de Paul

 




[i]
Je citerai, entre autres, les « Filles de la charité », ainsi que les Equipes Saint Vincent, présentes à Beaune, héritières des « Dames de la Charité » fondées en 1617 par Saint Vincent de Paul.

[ii] Frédéric Ozanam était Docteur en Droit, Docteur ès Lettres et agrégé de littérature.

[iii] «… Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ;  j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! »

 

[iv] sondage TNS – SOFRES 2010 pour La Croix et la SSVP : 30% des français souffrent de solitude, et 1/3 des moins de 25 ans

 

 

Photo de couverture : Rémy Bertrand et Bertrand Ousset, président national de la SSVP, avec la conférence des jeunes du CCU

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Posté le 03 avril 2013 - Rubrique Vie du diocèse

Pour le carême 2013, à l’occasion de l’année de la foi, les cinq paroisses du doyenné Dijon Centre ont proposé de présenter la foi de cinq figures bibliques , au cours de conférence répétées trois fois le mercredi, à Saint-Bénigne, Saint-Michel et Saint-Bernard : Moïse par le Père Denis Marion, Abraham par le Père Vincent Richard, David par M. Yves Cuenot, organiste à la cathédrale, Marie par Sœur Chantal Sorlin.

Le 20 mars, le dernier conférencier a été Dom Olivier Quenardel, Père abbé de Cîteaux, qui a traité du sujet difficile et controversé de la foi de Jésus. Il a bien voulu nous communiquer le texte de sa réflexion spirituelle qui est joint en annexe de cette brève présentation.

 

Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, vrai Dieu et vrai homme, a-t-il eu la foi ?

A-t-il été croyant ?

A-t-il vécu de la foi ?

Est-ce compatible de voir l’invisible et d’avoir la foi ?

Deux études permettent de répondre à cette problématique qui n’est utile que si elle nous permet de mieux entrer dans le Mystère de Jésus et dans l’intelligence du Mystère de la foi et de nourrir notre manière d’en vivre :

-  celle du Père Paul Dominique Dognin : La foi du Christ dans la théologie de St. Paul paru dans la revue des sciences philosophiques et théologique 2005 n°4 ; il a été prieur du convent des dominicains de Dijon ;

 - et celle du Père Hans Urs von Balthasar dans un petit livre d’une rare profondeur intitulé La foi du Christ paru dans la collection Foi vivante en 1968 ; ce théologiens suisse  né en 1905 a été nommé cardinal en 1988, à la veille de sa mort.

 

Croire implique un engagement personnel à vivre de plus en plus en  symbiose avec le Christ que nous avons revêtu au baptême.  Dans le corpus paulinien, on retrouve à huit reprises, dans quatre des lettres de St. Paul, le concept de « foi du Christ » qui peut recouvrir plusieurs compréhension :

-soit le Christ est l’objet de la foi (je crois en Jésus-Christ) ;                 

-soit le Christ est source de la foi, c’est lui qui nous donne à croire ;    

-soit la foi est l’attitude de Jésus Christ lui-même : il a en son Père une foi totale, en ce sens qu’il se confie à lui et lui obéit filialement.

Par cette foi, le Fils de Dieu nous justifie, car elle lui fait accomplir sa mission de salut. C’est ce dernier sens que retient le Père Dognin.

Pour Paul, « foi » et « croix » sont structurellement connexes : la croix devient ainsi le lieu de la ‘foi du Christ’, lieu où elle arrive à sa perfection et où, surtout, elle est offerte à tous les baptisés.

Loin d’être un "simple croyant", le Christ devient ainsi l’unique Croyant qui soit digne de Dieu et qui soit en outre capable d’inviter l’humanité tout entière à se réunir dans sa foi. En réalité, le Christ n’est notre appui à nous les croyants que pour avoir, lui le Croyant, pris appui sur « Celui qui juge avec justice ». C’est ce mouvement de prise d’appui que Paul appelle « foi ».

En se référant aux travaux exégétiques du Père Dognin, nous pouvons dire non seulement qu’il n’est pas déplacé de parler de « la foi de Jésus », mais que bien des passages des lettres de saint Paul s’éclairent quand on donne au mot « foi » le sens de « la foi de Jésus ».


Dom Olivier Quenardel élargit ensuite sa réflexion en abordant la dimension théologique de la question, à partir de l’étude de Hans Urs von Balthasar sur La foi du Christ, réflexion rigoureuse qui prend appui sur la Bible et sur une longue tradition patristique, théologique et spirituelle marquée par vingt siècles d’histoire dont il relève les lignes de crête. Mentionnons en seulement deux ici :

D’abord, l’homogénéité du concept de « foi » dans toute la Bible. La foi de l’Ancien Testament trouve son parfait accomplissement dans la foi du Nouveau Testament. La Révélation biblique connaît des seuils : Abraham, Moïse, David, Marie, à des degrés divers, ont vécu de la foi, mais chacune de ces grandes figures a pour ainsi dire et par avance « les regards fixés sur celui qui est l’initiateur de la foi et qui l’amène à son accomplissement, Jésus, lui qui, renonçant à la joie qui lui revenait, endura la croix au mépris de la honte et s’est assis à la droite du trône de Dieu » (He 12, 2).

Ensuite, la foi comme « attitude fondamentale du Fils de l’homme devant Dieu » qui intègre toutes les données de la personne humaine, tant au niveau de l’intelligence qu’à celui du comportement, tant au niveau des paroles qu’à celui des actes, tant au niveau de l’affectivité qu’à celui de la mémoire et de la volonté. Vrai Dieu, tourné vers l’homme, Jésus engage sa fidélité pour toujours. vrai homme, tourné vers Dieu, il répond sans faille à la proposition d’Alliance de Dieu avec l’humanité.

La foi du Christ, c’est la foi à l’intérieur de la réalité du Christ, la foi qui participe à la plénitude de la vérité, de l’amour, de la passion et de la résurrection du Christ, et à tous les aspects de sa réalité, et qui repose sur elle.

 

Le texte qui peut être lu dans le PDF ci-dessous, est une heureuse opportunité de mieux connaître Jésus en cette année de la foi, et nous devons exprimer notre vive gratitude au Père abbé de Cîteaux de cette riche méditation.

 

                                                                  Jean-François Minonzio

 

Crédits photos : J-F Minonzio

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Posté le 29 mars 2013 - Rubrique Vie du diocèse

En ce vendredi-saint 2013, les élèves des lycées catholiques de Dijon ont suivi le traditionnel chemin de croix sur la montagne de Notre-Dame d’Etang à Velars-sur-Ouche. Ils venaient des lycées Notre-Dame, St-Bénigne, les Arcades et St Joseph et à 12 h, ils se sont retrouvés sur le plateau St-Joseph pour partager un bol de riz puis monter jusqu’au pied de la statue de la Vierge.

Accompagnés par les chefs d’établissement, les Adjoints en Pastorale Scolaire, les prêtres accompagnateurs, mais aussi par l’archevêque Mgr Minnerath, le directeur diocésain de l’enseignement catholique et son adjoint chargé de la pastorale, le Père Paul Chadeuf, et les responsables diocésains de la pastorale des Jeunes, le Père Jacques Descreux et Mme Laurence Ruedin, ils ont suivi les étapes traditionnelles du chemin de croix. Chaque station a été l’occasion de relire un extrait de l’Evangile et d’écouter une méditation très actualisée des différentes étapes de la Passion du Christ.

Au sommet, à la dernière station évoquant l’attente de la résurrection, c’est Mgr Minnerath qui a proposé une méditation en appelant chacun à être porteur de l’espérance.

Chaque année, ce chemin de croix est l’occasion pour chacun des jeunes de participer à un partage concret avec une association. Cette année, ce sont les Petites Sœurs des Pauvres qui recevront le fruit de ce partage. Voilà pourquoi, à la fin du chemin de croix, ce sont deux des Petites Sœurs des Pauvres qui ont expliqué leur mission auprès des personnes âgées.

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