
La semaine de prière pour l'unité des chrétiens s'est achevée il y a quelques jours. Retour sur ces nombreux événements qui se sont déroulés dans divers lieux de notre diocèse.
La Semaine de prière pour l’Unité rend visibles les liens fraternels qui se tissent au cours des années, entre les Eglises, à Dijon comme partout dans le monde.
Pour la célébration d’ouverture qui se tenait à Sainte-Bernadette de Dijon, le 18 janvier, à l’invitation du père Albert Zoungrana, délégué diocésain à l’Oecuménisme, quatre prédicateurs ont fait résonner le message de Michée :
« Que nous demande le Seigneur ? Dans la justice et la bonté, marcher avec lui ». Monseigneur Minnerath a insisté sur la nécessité d’en parler haut et fort, le pasteur Montuire, de l’Eglise du Tabernacle, et Jean Claude Petit, de l’Eglise Protestante Evangélique, sur celle de le vivre, et le père Boivin, Copte orthodoxe, sur le témoignage des chrétiens d’Orient. La prière finale, préparée par les Réformés, mit l’assemblée en communion avec tous les Chrétiens du diocèse, particulièrement ceux de Beaune et de Châtillon, réunis en prière au même moment.
Le samedi 19 janvier, renouvellement de l’échange inauguré l’an passé à Chenôve : accueil amical de la paroisse catholique au temple protestant du Tabernacle, avec une prédication imagée du père Mantuala sur l’unité des chrétiens, membres du même corps, et des chants animés par un orchestre de jeunes musiciens.
Le dimanche 20, au temple réformé, les catholiques de Chevigny et Quétigny participaient au culte .La prédication du diacre Vincent Boggio invita l’assemblée à imiter les serviteurs de Cana, qui, malgré leur fatigue, obéissent à Jésus en remplissant les cuves « à ras bord », permettant la profusion du vin des noces. Un choeur de jeunes chanteurs Gospell aux voix magnifiques contribua à la joie de cette célébration.
Le mardi 22 janvier, tout le doyenné Auxois-Morvan s’est mobilisé pour la veillée de prière dans l’église de Vitteaux : catholiques, protestants réformés et évangéliques se sont réunis autour du thème de la marche avec le Christ : lectures des textes, commentaires, prières d’intercessions et de louange se sont succédé, pour finir par un émouvant Notre Père accompagné à la guitare par une jeune évangélique : participation spontanée qui a recueilli l’unanimité,et a conclu la célébration dans la joie. Le produit de la quête fut attribué, tout aussi spontanément, à l’ACAT, qui se réunissait le lendemain à Dijon.
Le jeudi 24, le groupe ACAT s’inspirait d’une méditation de Jean Vanier pour inviter à l’unité du cœur, dans le service des plus pauvres : « S’il est vrai que les chrétiens ne sont pas encore pleinement unis dans leur foi et dans leurs structures, ils peuvent l’être dans leur amour et leur désir de suivre Jésus. Ils peuvent être « un » si, ensemble, ils « descendent l’échelle » avec Jésus, pour le rencontrer dans le plus pauvre et le plus faible » : les noms des victimes d’injustices, d’emprisonnement, ou de tortures, soutenues au quotidien par l’ACAT, ont nourri cette prière. A la fin de la rencontre, Claude Lecinq, au nom du groupe, a remis l’enveloppe des chrétiens de Vitteaux au collectif chargé d’aider à l’accueil des demandeurs d’asile de Dijon.
Le vendredi 25 janvier, à Is sur Tille, se sont retrouvés, comme chaque année, des membres des communautés adventiste, catholique et réformée.
Le fil conducteur de la soirée, auquel se rattachaient les témoignages, les prières et les chants, était la quête de la justice, au sein de la cité.
Ce fut une rencontre très chaleureuse, avec la participation de « doyens » de l’œcuménisme diocésain, tels le père Nurdin et son ami de toujours, monsieur Gremeaux, de l’Eglise adventiste.
Le dimanche 27 janvier, point d’orgue de la semaine avec la foule pour la messe à l’église de la Visitation, où le Père Jobard, curé, accueillait la paroisse réformée. Le pasteur Guilhen Antier était donc parfaitement à l’aise pour commenter le texte de Néhémie, et évoquer l’émotion et la joie provoquées dans le peuple réuni par Esdras par la lecture publique de la Torah.
L’après-midi, une assemblée nombreuse entourait le Père René Beaupère, venu de Lyon à l’invitation du Groupe Œcuménique. L’œil pétillant et la voix ferme, il nous a promenés, au fil des questions posées, sur les chemins de sa vie, nourrie de rencontres décisives et d’ouvertures providentielles. Il évoqua ainsi la personnalité du père Couturier, si touchante dans le contraste entre une apparence fragile, discrète, et une ouverture spirituelle prophétique, puis celle de Roger Schutz, à qui il eut l’audace d’écrire puis de rendre visite dès les premières années de son installation à Taizé. Il raconta aussi la naissance des voyages œcuméniques CLEO : le premier, un pèlerinage à Jérusalem,en 1961, conçu et mené avec le pasteur Eberhart, fut suivi de quantités d’autres, au Moyen-Orient et dans les pays de l’est, riches d’aventures et de rencontres. Enfin il rappela ses liens avec Dijon, où il organisa en 1970 un congrès au thème prophétique, Israël et la Palestine, où les interventions d’hommes exceptionnels comme André Chouraqui et le père André Scrima permirent d’aborder le sujet dans toute son acuité et sa complexité.
Autant d’anecdotes à retrouver et à découvrir dans son bel ouvrage autobiographique
Nous avons cheminé ensemble, et qui peuvent nourrir notre espérance œcuménique : si les organisations aujourd’hui sont peut-être trop lourdes pour avancer, l’Esprit ne cesse pas de travailler le cœur des chrétiens dans leur marche vers l’Unité.
La veillée de Marsannay, le 7 février, au Centre Martin Luther King, a permis de retrouver une dernière fois la richesse et la sympathie des partages interconfessionnels. Ce fut une belle prière pour l’Unité : après l’affirmation du même Credo, de la même confiance en Dieu Père Fils et Esprit malgré le mal, il y eut un échange sur l’état des relations entre chrétiens : tensions, difficultés, reculs, mais aussi initiatives, générosité, actions communes. Toutes ces intentions furent portées dans le Notre Père final.
Maguy Minonzio
Photos ci-dessous (dans l'ordre) : Vincent Boggio prêche au Temple, messe à la Visitation, soirée de Marsannay partage et prière, le Père Beaupère en conférence, veillée à Is-sur-Tille.


La Semaine de prière pour l’Unité rend visibles les liens fraternels qui se tissent au cours des années, entre les Eglises.
Ainsi, pour la célébration d’ouverture qui se tenait à Sainte-Bernadette de Dijon, le 18 janvier, à l’invitation du Père Albert Zoungrana, délégué diocésain à l’oecuménisme, quatre prédicateurs ont fait résonner le message de Michée, thème choisi par les chrétiens d’Inde : « Que nous demande le Seigneur ? Dans la justice et la bonté, marcher avec lui ». Mgr Minnerath a insisté sur la nécessité d’en parler, le pasteur Montuire, de l’Eglise du Tabernacle, et Jean-Claude Petit, de l’Eglise Protestante Evangélique, sur celle de le vivre, et le Père Boivin, copte orthodoxe, sur le témoignage des chrétiens d’Egypte. La prière finale, préparée par les Réformés, mit l’assemblée en communion avec tous les Chrétiens du diocèse, particulièrement ceux de Beaune et de Châtillon, réunis en prière au même moment.
Le week-end, les célébrations se sont poursuivies, avec une rencontre, à Chenôve : des catholiques, reçus chaleureusement au temple protestant du Tabernacle, puis par le culte du dimanche, au temple Réformé de Dijon, qui accueillait les paroissiens de la Visitation. La prédication du diacre Vincent Boggio invita l’assemblée à imiter les serviteurs de Cana, qui, malgré leur fatigue, obéissent à Jésus en remplissant les cuves « à ras bord », permettant la profusion du vin des noces.
La joie de ces rencontres s’est exprimée grâce aux groupes de jeunes musiciens qui ont animé les chants avec le sourire et la qualité de leurs voix magnifiques.
Maguy Minonzio
Crédits photos : Maguy Minonzio
La suite du programme de la semaine de l'unité dans le diocèse de Dijon :
A Dijon :
â–ºMercredi 23 Janvier
La prière de Taizé à 20 h. au Centre Pastoral des jeunes, 7 rue du Nord (Comme tous les 2e et 4e mercredis du mois sauf vacances scolaires)
â–ºJeudi 24 janvier
salle Agrippa d’Aubigné (14, bd de Brosses) à 20 h temps de prière avec le groupe ACAT
â–ºDimanche 27 janvier
- Eglise de la Visitation, Messe à 10 h 30. Prédication assurée par le pasteur Guilhen Antier
- Conférence 15 h – 17 h (temple réformé 14 bd de Brosses)
« Soixante ans au service passionné de l’œcuménisme »
Rencontre avec le père Beaupère, fondateur du centre saint Irénée de Lyon,à propos de la parution de son ouvrage autobiographique
« Nous avons cheminé ensemble Un itinéraire œcuménique » Entretiens avec Béatrice Soltner, Editions Olivetan.
L’ouvrage sera en vente sur place
En Côte d'Or :
â–º Mardi 22 janvier
â–º Jeudi 7 février
Marsannay- la-Côte, Centre Martin Luther King. A 20 h 30, Prière et réflexion œcuménique


Comme chaque année, c'est du 18 au 25 janvier, qu’aura lieu la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
1 - Thème de la semaine pour l'Unité Chrétienne 2013
« Que nous demande le Seigneur ?
Dans la justice et la bonté, Marcher avec Lui » (cf. Mi 6, 6-8)
Le thème de la semaine de prière pour l’unité chrétienne 2013 a été préparé en Inde par un mouvement d’étudiants chrétiens en collaboration avec d’autres organisations chrétiennes. Dans la situation indienne de grande injustice faite aux Dalits - auparavant appelés “intouchables” – dans le pays et même dans l’Église, la recherche de l’unité visible ne peut être dissociée de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion.
C’est dans ce contexte indien que la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2013 nous invite à méditer ce texte bien connu du prophète Michée (Mi 6, 6-8), nous interrogeant sur "Que nous demande le Seigneur ?" La suite du texte répond en substance : dans la justice et la bonté, marcher avec Lui. L’expérience des Dalits a servi de creuset pour faire émerger les questions posées à nos Églises aujourd’hui face aux exclusions de nos sociétés occidentales et face au scandale de la désunion des chrétiens. La célébration de cette année reflète la jeunesse du Mouvement étudiant chrétien d’Inde. Elle prend en compte la réalité des Dalits et offre l’occasion de partager leur spiritualité. Comme les chrétiens en Inde sont appelés à rejeter les séparations des castes, les chrétiens du monde entier ne doivent pas accepter les divisions parmi eux : « Le Christ est-il divisé ? » (1 Co 1, 13).
L’image de la marche a été choisie comme fil conducteur des huit jours de prière, traduisant le dynamisme de la démarche chrétienne, en résonance avec le thème de la 10ème assemblée du COE qui doit se tenir à Busan en Corée en 2013 : "Dieu de vie, conduis-nous vers la Justice et la Paix". Pour les Dalits, la marche vers la libération est inséparable de la marche vers l’unité. Ainsi, cette semaine, notre marche avec les Dalits et tous ceux qui aspirent à la justice est partie intégrante de la prière pour l’unité chrétienne.
D'après www.unitechretienne.org
2 - Le programme dans le diocèse de Dijon
A Dijon :
â–ºVendredi 18 Janvier
Crypte de l’Eglise Sainte Bernadette de Dijon à 20h : Célébration de l’ouverture officielle de la semaine de l’Unité
Célébration conduite par des groupes de jeunes musiciens. La prière sera animée par les communautés évangélique, catholique, réformée et copte, avec la participation M. JC Petit (Eglise protestante évangélique), de M. Ph. Montuire, (pasteur de l’Eglise du plein Evangile), de Mme Tina Andriamialy, (Eglise réformée), du père Boivin, (prêtre copte) et de Monseigneur Minnerath, archevêque de Dijon.
â–ºDimanche 20 janvier
Au Temple Réformé (14,Boulevard de Brosses), culte 10 h 15, Temple
Prédication : Père André Jobard, curé de la Visitation.
â–ºLundi 21 janvier
Maison diocésaine. Rencontre et échangesentre les prêtres âgés, le pasteur réformé G. Antier, et le père A. Zoungrana, délégué diocésain à l’œcuménisme.
â–ºMercredi 23 Janvier
La prière de Taizé à 20 h. au Centre Pastoral des jeunes, 7 rue du Nord (Comme tous les 2e et 4e mercredis du mois sauf vacances scolaires)
â–ºJeudi 24 janvier
salle Agrippa d’Aubigné (14, bd de Brosses) à 20 h temps de prière avec le groupe ACAT
â–ºDimanche 27 janvier
- Eglise de la Visitation, Messe à 10 h 30. Prédication assurée par le pasteur Guilhen Antier
- Conférence 15 h – 17 h (temple réformé 14 bd de Brosses)
« Soixante ans au service passionné de l’œcuménisme »
Rencontre avec le père Beaupère, fondateur du centre saint Irénée de Lyon,à propos de la parution de son ouvrage autobiographique
« Nous avons cheminé ensemble Un itinéraire œcuménique » Entretiens avec Béatrice Soltner, Editions Olivetan.
L’ouvrage sera en vente sur place
En Côte d'Or :
â–º Vendredi 18 janvier
Chatillon-sur-Seine, au Temple Eglise de Dieu en France, route de Tonnerre à 20 h, temps de prière et Prédication du Père Canat
â–º Jeudi 7 février
Marsannay- la-Côte, Centre Martin Luther King. A 20 h 30, Prière et réflexion œcuménique
Un document a été publié par le conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et peut être consulté ici.


Dans notre diocèse de Dijon, nous avons la chance, grâce notamment aux Carmélites, de respirer spirituellement à pleins poumons, selon l’image du bienheureux Jean Paul II, puisque nous bénéficions à la fois du Carmel de Flavignerot, avec le rayonnement d’Elisabeth de la Trinité, et du monastère Saint-Elie de Saint-Rémy les Montbard, de rite bysantin, depuis 1974. Par leur accueil, leur prière, leurs initiatives, ces deux communautés témoignent, chacune à leur manière, d’une vocation œcuménique très profonde.
Cet été 2012, c’est en Transylvanie que se présentait l’occasion de méditer et de prier pour l’Unité des Chrétiens, car on y fêtait la mémoire du cardinal Alexandru Todea, primat de Roumanie, né en 1912 et mort en 2002. Au cœur de cette région des Carpates, « Maïca Eliane », venue du monastère Saint-Elie de Montbard en 1994, a fondé un prieuré ou « skite », à Stânceni dans un très beau site montagnard, au milieu des mélèzes, au bord d’un torrent. Elle a eu l’initiative d’organiser, la première semaine d’août, un pèlerinage sur les traces du cardinal, et un colloque à sa mémoire, auxquels ont eu la chance de participer, pour le diocèse, le père Paul Chadeuf, représentant de Monseigneur Minnerath (dont il apportait un message, voir le PDF ci-joint), le père André Nurdin, qui fut curé de Montbard à l’arrivée de 1979 à 1990, et des membres de la Fraternité Saint-Elie.
Ce voyage était conçu pour faire découvrir la personnalité exceptionnelle du Cardinal : nous sommes allés de son village natal de Teleac, où nous avons vu la modeste maison de ses parents, et prié avec sa famille et la communauté de sa paroisse, jusqu’à Blaj, sa ville épiscopale, où il fut enterré, cœur battant de l’église gréco-catholique et de l’histoire de la Roumanie, et enfin dans sa petite maison de Reghin, où il a vécu de sa libération de prison jusqu’à sa mort. Par les explications historiques de Monseigneur Florentin, évêque grec-catholique de Cluj, puis le dialogue avec Monseigneur Claudiu Pop, évêque grec-catholique auxiliaire de Blaj, et le témoignage de Maria, sa proche voisine et son élève, à Reghin, nous avons été très émus de découvrir la foi profonde et l’immense courage dont témoigne sa vie. En effet, devenu prêtre en 1939, à la veille de la guerre, puis évêque en 1949 dans une église interdite depuis un an, et dont tous les évêques et le tiers des prêtres étaient en prison, il a vécu son ministère pendant près de 40 ans dans la clandestinité et la persécution, avec huit arrestations et douze années de prison. Après 1989, il incarne la renaissance au grand jour de l’Eglise grecque-catholique, et devient Cardinal en 1991. Malheureusement l’accident cérébral qui le frappe en 1992 prive son Eglise de sa voix forte et calme, alors que de nombreuses tensions s’élèvent avec les orthodoxes, qui sont encore loin d’être apaisées aujourd’hui.
Les interventions et les témoignages du colloque International « les Eglises grecques –catholiques et l’œcuménisme », qui s’est tenu à Stânceni le dimanche 5 août, ont permis un riche échange entre partenaires grecs-catholiques, orthodoxes, et catholiques. Si l’uniatisme, c'est-à-dire l’union d’églises orientales avec Rome, n’est pas une solution à reprendre à l’avenir pour l’Unité de l’Eglise, comme le reconnaît l’accord de Balamand (Liban) de 1993, il reste que les églises grecques-catholiques d’Ukraine, de Roumanie, de Hongrie et de Slovaquie, existent, sont vivantes, et doivent pouvoir retrouver les lieux de culte dont elles ont besoin et qui leur ont été confisqués. Non seulement elles devraient jouer un rôle de pont spirituel entre le christianisme oriental et le christianisme occidental, au lieu d’être une pomme de discorde décourageante, mais elles appartiennent d’ores et déjà, par le témoignage éclatant de leurs martyrs, à l’Eglise Sainte et Universelle, et constituent pour chacune de nos confessions un vivant appel à la conversion. Tel fut le sens de la très belle lettre du métropolite orthodoxe Serafim, et de la conclusion de Monseigneur François Garnier, originaire de notre diocèse, évêque de Cambrai, qui tira ainsi la leçon de ce riche voyage.
Maguy et Jean-François Minonzio
Photos ci-dessous : tombe du cardinal Todea dans la cathédrale de Blaj, accueil devant la maison natale du cardinal Todea, adieux émus de la paroisse de Teleac à nos pèlerins, Chapelle de la Transfiguration au skite de Stanceni, fresque d'Elisabeth de la Trinité dans la chapelle
Crédits photos : M et J-F Minonzio
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