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Posté le 17 fvrier 2012 - Rubrique Culture et patrimoine

La salle de l’Académie de Dijon était archicomble ce jeudi soir pour venir écouter les célèbres philosophes Chantal Delsol et Jean-François Mattéi, autour du thème « les racines de l’Europe »*.


Organisé par l’association « Saint Bénigne, des Racines aux Fruits » dans le cadre de la semaine culturelle diocésaine, cet évènement a rassemblé près de 200 personnes.

Chantal Delsol, « libérale-conservatrice » comme elle se définit elle-même, membre de l’académie des sciences morales et politiques, a ouvert la conférence en traitant de l’origine de la démocratie européenne.

S’inspirant de Léo Moulin (1906-1996), sociologue et écrivain belge, qui pensait que l’origine de la liberté politique se trouvait dans les monastères catholiques, la conférencière a fait un rappel historique de l’organisation « politique » de certains ordres monastiques. Ainsi, l’ordre cistercien élisait son Abbé dès le VIème siècle, et gouvernait en Assemblée ! Tous les monastèrent suivront cet exemple par la suite. Le gouvernement de l’ordre était donc un gouvernement de droit et non pas un gouvernement arbitraire.

Pour la première fois, c’est la règle qui est au-dessus de tout. Même le chef y est soumis.
Chantal Delsol rappelle que « dans l’esprit du christianisme, le pouvoir temporel est laissé dans les mains de l’Homme, bien qu’elle soient faibles et imparfaites. Voilà pourquoi le pouvoir doit être sous le droit ».

Elle souligne notamment que les règles monastiques sont connues par tous, même aux gens extérieurs, ce qui est un très grand symbole de démocratie. De plus, dans l’Eglise, la conscience individuelle reste toujours au-dessus de tout, ce qui est encore une fois très démocratique.

Chantal Delsol conclut en remarquant la curiosité du fait que « ce sont les monastères, qui pourtant n’étaient pas les lieux par excellence où une véritable démocratie pouvait se développer puisque ce n’était pas une société civile, ont pourtant été les creusets ont se sont opérés la renaissance d’un pouvoir sous le droit, dix siècles après les démocraties antiques. La raison en est la suivante : subordonner le pouvoir au droit n’est pas le signe d’une vertu morale mais le signe d’une vision anthropologique particulière. Cette vision anthropologique est chrétienne et européenne à la fois. Cette anthropologie est celle de la finitude et de la liberté, qui appelle justement un pouvoir sous le droit. Voilà pourquoi l’Europe moderne n’est pas la fille de l’anthropologie révolutionnaire, comme elle se plaît à le croire, elle est la fille de l’anthropologie chrétienne ».


Jean-François Mattéi, professeur émérite de philosophie politique à l’université Nice Sophia-Antipolis, a quant à lui tenu à parler « du verre à moitié vide et non du verre à moitié plein ». Il a souhaité expliqué à l’assemblée en quoi « nous échouons dans notre démocratie, et de façon plus importante, en quoi nous échouons dans ce qui est le fondement de la démocratie c’est-à-dire la culture ».

Le conférencier a souligné que depuis le XVIème siècle, « toutes les innovations, toutes les inventions, conceptuelles, scientifiques, philosophiques, juridiques, politiques, sociétales ont été inventées par des européens. Il n’y a pas une exception à cette règle. Comme si la pensée européenne s’était installée d’emblée dans l’universel ».

Il a ensuite évoqué sa thèse personnelle, selon laquelle les européens ont une spécificité dans le regard qu’ils apportent aux choses. Jean-François Mattéi a notamment souligné que seule la culture européenne avait poussé la critique jusqu’à la remise en cause même de son existence.

Le philosophe et historien a tenu à rappeler la confusion souvent faite (il visait les politiques avec la polémique récente) entre culture et civilisation. Pour lui, « les cultures varient indéfiniment mais la civilisation est par définition universelle ».

Le conférencier a terminé son propos en citant un passage « remarquable » de Jean-Jacques Rousseau : « Si vous voulez connaître les hommes, il faut regarder autour de vous. Si vous voulez connaître l’Homme, il faut porter votre regard au loin ».


Après l’exposition des métiers de cathédrale, cette conférence fut un nouveau succès pour la semaine culturelle diocésaine. Prochaine étape : le concert aux 1500 chandelles, ce samedi soir en la cathédrale Saint-Bénigne.





* Les deux auteurs ont écrit un ouvrage ensemble en 2010, « l’identité de l’Europe » (PUF)

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Posté le 16 fvrier 2012 - Rubrique Mouvements et associations

Les Associations Familiales Catholiques proposent ce dimanche 19 février, une rencontre des familles avec Mgr Minnerath.

Cet après-midi, qui a lieu comme traditionnellement le jour de l'Assemblée Générale des AFC, se déroulera en trois temps :



    14h30 : allocution échange avec notre archevêque,
                  message d'espérance aux familles

    15h30 : assemblée générale AFC pour l'année 2011

         16h : goûter en famille(s)




Des animations sont prévues pour tous les enfants afin de vous permettre de venir nombreux témoigner de votre espérance et de votre foi.





"Notre vie est toujours tendue vers un avenir. Et cet avenir appartient à Dieu. Notre espérance nous fait anticiper le monde à venir dans le temps de
notre histoire personnelle et collective. 

L’espérance est confiance dans le monde à venir. Pour entretenir l’espérance, nous devons croire que nous avons un avenir en Dieu : « La foi est une manière de posséder déjà ce qu’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas » (Hébreux 11,1). 

Sans la foi l’espérance n’a pas de contenu assuré. 

La foi nous fait accueillir la promesse de Dieu dans nos vies. L’espérance est la tension vers la réalisation de ces promesses".


(extrait de la lettre pastorale de Noël 2011 de Mgr Minnerath)



DIJON, Maison Diocésaine, 9 bd Voltaire , de 14h30 à 17h30

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Posté le 15 fvrier 2012 - Rubrique Culture et patrimoine

Le départ de la semaine culturelle diocésaine a été donné vendredi 10 et samedi 11 février, avec la magnifique exposition des « métiers de Cathédrale » qui avait lieu à Saint-Bénigne.

La foule s’est déplacée nombreuse pour admirer les différents ateliers sur les « métiers de Cathédrale » proposés par l’Association St Bénigne, des Racines aux Fruits.

Plusieurs ateliers étaient proposés :

- l’entreprise Hory-Marçais présentait les travaux de restauration sur la tour nord de la cathédrale ainsi qu’un atelier de taille de pierre.

- le lycée professionnel des Marcs d’Or exposait des ouvrages de taille de pierre. On y apprenait notamment que le travail du tailleur de pierre consiste à dresser les parements de la pierre, à la tailler sur toutes ses faces d’après le tracé, à tracer les épures et à utiliser au mieux les blocs bruts de la carrière.

- Elisabeth Mayol, doreur et ornementiste, racontait son intérêt porté sur la beauté des objets et surtout la vie qui les lie à une histoire humaine.

- la bibliothèque diocésaine Gustave Bardy, qui se trouve au cœur de la Maison diocésaine de Dijon, présentait ses services (plus de 70 000 ouvrages s’y trouvent, concernant la théologie l’histoire des religions, l’histoire de l’Eglise, la spiritualité, la philosophie, les témoignages de vie chrétienne, ainsi qu’une quarantaine de revues d’actualité religieuse).

- Véronique Drigny présentait sa passion pour la reliure, dont elle a fait son métier.

- Jean-Pascal de Rocheprise, lauréat de l’Institut Saint Luc de Tournai (Belgique) exposait son métier d’ébéniste.

- Elisabeth Réveillon, conservateur du patrimoine, présentait des pièces d’orfèvrerie et des vêtements liturgiques datant du XIXè et début du XXè siècles.

- Jean Deloye a quant à lui présenté son métier si particulier, celui de facteur d’orgues. Il a reçu le prix d’  « un des meilleurs ouvriers de France ».

- Arnaud Larger, et gérant de société et diplômé de l’Ecole Supérieure des Jeunes Dirigeants du Bâtiment, a expliqué son métier de charpentier.

- Yves Maire-Sebille racontait comment, à 40 ans, il décida de consacrer sa vie professionnelle à la ferronnerie.

- Pierre-Alain Parrot, quant à lui, a exposé à l’aide de divers vitraux et documents de présentations visuelles, son métier d’artiste et maître verrier.


L’exposition proposait également trois visites :

- Saint Bénigne dans sa cathédrale (visite animée par Catherine Gras, conservateur du musée des Beaux-Arts)

- Les peintures dans la cathédrale Saint-Bénigne (visite animée par Marie-Gabrielle Caffin, historienne de l’art et experte en peinture murale)

- Visite de la crypte et du tombeau de saint Bénigne (visite animée par Sébastien Carcel, sacristain de la cathédrale)




Ainsi, le départ de la semaine culturelle a été un succès. Trois autres évènements, à ne pas manquer, sont prévus ces prochains jours :


- Conférence : Chantal Delsol et Jean-François Mattéï – « Les racines de l’Europe »

Jeudi 16 février : 18h – Dédicaces dès 17h

(salle de l’Académie – 5, rue de l’école de droit)

-Concert aux 1500 chandelles : « le Plain-chant dans tous ses états »

Maîtrise, Cuivres anciens, Grandes Orgues

Samedi 18 février : 20h30

(à la cathédrale Saint-Bénigne)

- Messe des Artistes

Mercredi 22 février : 18h30

(à l’église Notre-Dame) 

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Posté le 14 fvrier 2012 - Rubrique Vie du diocèse

Vendredi 10 février avait lieu, au cœur des Hospices de Beaune, une messe célébrée pour la journée mondiale des malades. A cette occasion, le sacrement de l’onction des malades était donné à quatre paroissiennes.

La célébration, initialement prévue dans la salle des Pôvres, s’est finalement déroulée dans la salle St-Nicolas (les 7 degrés de la salle rendue célèbre par « La Grande Vadrouille » ont découragé les organisateurs). Le Père Bernard Latour, aumônier du centre hospitalier de Beaune, présidait la cérémonie en compagnie du curé du lieu, le Père Bernard Card.

« Dieu est amour » commença le Père Latour dans son homélie. « Dieu nous demande d’incarner son amour dans nos vies, avec les autres. Dieu aime les malades, les pauvres, les exclus, ceux qui pleurent. Il a toujours accordé une attention particulière aux souffrants, une écoute, une compassion, et mis en œuvre toutes ses capacités pour relever, sauver ces personnes ».

Le célébrant a tenu à rendre hommage aux personnes s’occupant des malades avec bonté (soignants, aumôniers…), pour « leur présence, leur écoute, et aussi tous les soins prodigués avec professionnalisme mais aussi avec cœur ».  Il a également rappelé le sens du sacrement de l’onction des malades : « le Seigneur nous met à disposition deux sacrements de guérison : le sacrement de réconciliation et le sacrement des malades (rappelé aussi dans le message du Pape Benoît XVI dans son message à l’occasion de cette XXème journée des malades). A travers ces sacrements de guérison, le Seigneur nous donne sa force, nous donne sa paix ».

Et le Père Latour de conclure : « Que le Seigneur rejoigne toutes les personnes malades, abandonnées, souffrantes, car il veut nous faire le don de sa présence, le don de sa vie ».

Après le Credo, l’aumônier du centre hospitalier de Beaune a rappelé les deux circonstances permettant aux personnes de demander le sacrement des malades : « lorsqu’une maladie met en danger la vie humaine, et lorsque la vieillesse s’installe et que nous nous décourageons : dans ce cas, ce sacrement est là pour nous redonner courage, force et garder la joie dans notre cœur ».

Il a ensuite procédé au sacrement : l’imposition des mains et l’onction avec l’huile des malades.

Que cette journée des malades célébrée partout dans le monde ait pu offrir chaleur et réconfort à tous ceux qui souffrent de la maladie et de la solitude. Que le Feu de l’Esprit jaillisse dans leur cœur !

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