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Posté le 25 avril 2013 - Rubrique Vie du diocèse

Nous fêtons cette année le bicentenaire du Bienheureux Frédéric Ozanam, créateur de la Société de Saint Vincent de Paul. Je souhaiterais dans un premier temps présenter notre mouvement et l’esprit qui l’anime. J’évoquerai ensuite la visite à domicile qui constitue le cœur, j’allais dire « historique », des activités de tous les mouvements qui se rattachent à la « famille vincentienne »[i], et  qui illustre bien la dimension spirituelle qui doit sous-tendre nos actions caritatives. Puis, je décrirai rapidement et aussi concrètement que possible nos actions en Côte d’Or.

 

Ozanam, Monsieur Vincent et La Société de Saint Vincent de Paul

Il y a 200 ans, donc, presque jour pour jour, naissait Frédéric Ozanam. A 20 ans, très brillant étudiant à la Sorbonne en Droit et en Lettres[ii], il anime avec d’autres jeunes intellectuels, des cercles de réflexion sur des sujets historiques ou d’actualité. Nous sommes en pleine révolution industrielle, et se développe dans les villes un prolétariat ouvrier vivant dans une très grande pauvreté. Conscient lui-même et ses amis de la misère des pauvres, interpellé en tant qu’intellectuel catholique par ses camarades d’université sur l’application concrète de sa foi, il lance à ses camarades son fameux appel : « allons aux pauvres ! » et fonde avec eux la première « conférence de charité ». Mais il n’était somme toute qu’un jeune bourgeois, brillant et généreux, certes, mais absolument étranger au milieu des bas quartiers parisiens. Avec ses compagnons, il prend contact avec Sœur Rosalie Rendu, Fille de la Charité, qui, depuis de nombreuses années, porte secours aux pauvres du quartier de la rue Mouffetard. Celle-ci va prendre tous ces jeunes gens sous son aile énergique et va les initier à la charité de proximité selon la sensibilité et la spiritualité de Saint Vincent de Paul. C’est ainsi que Frédéric Ozanam placera dès l’année suivante son mouvement naissant sous le patronage de Monsieur Vincent.

Le développement des Conférences est rapide : dès 1834, les conférences de Charité rassemblent 250 membres ; en 1853, à la mort de Frédéric Ozanam, les Conférences sont présentes dans 17 pays, et en 1860, on compte 2500 conférences et 50000 membres. Aujourd’hui, les conférences sont au nombre de 46 000 à travers le monde, et réunissent plus de 900 000 membres actifs répartis dans 130 pays des 5 continents. En France, on compte actuellement un millier de conférences et 11500 membres.

De façon habituelle, les conférences sont constituées par des paroissiens soucieux de prendre en charge les pauvretés rencontrées sur le territoire de la paroisse. Elles sont donc parfaitement en phase avec l’objectif de Diaconia 2013 qui est de mettre le pauvre au cœur des paroisses.

 

La Société de Saint-Vincent-de-Paul se définit comme un mouvement apostolique de laïcs qui mettent en pratique, dans le monde d’aujourd’hui, l’enseignement spirituel de Saint Vincent de Paul : annoncer la Bonne Nouvelle par le service du Christ dans la personne des pauvres. Elle est un mouvement de spiritualité à finalité caritative.

Notre spiritualité est donc essentiellement vincentienne. Dans la ligne directe de Mt 25[iii], Saint Vincent de Paul insistait constamment pour que l’on voie le Christ dans le visage du pauvre : « vous servez Jésus Christ en la personne des pauvres parce qu’ils vous représentent la personne de Notre Seigneur. Il faut donc les traiter avec douceur et respect, vous souvenant que c’est à Notre Seigneur que vous rendez ce service »… « Le fils de Dieu, qui a voulu être pauvre, nous est représenté par ces pauvres »… « Quand vous quitterez l’oraison et la sainte messe pour le service des pauvres, vous n’y perdrez rien, puisque c’est aller à Dieu que servir les pauvres, et vous regarderez Dieu en leurs personnes »… C’est là l’enseignement que nous essayons de mettre en pratique en équipe, au sein de nos conférences.

Enfin, notre charité s’efforce d’être conforme à la doctrine sociale de l’Eglise, et en particulier ceci : « la charité dépasse la justice…, mais elle n’existe jamais sans la justice » (Caritas in veritate § 6). C’est ainsi que, comme le disait St Vincent à la petite sœur qui partait visiter pour la première fois, « Il faudra te fairepardonner le pain que tu leur donneras. »

Lorsque nous parlons de « pauvres », nous ne faisons pas référence à la seule pauvreté matérielle, qui a certes toute sa place, mais à toutes les pauvretés : La solitude[iv], la maladie, le déracinement… De façon générale, le pauvre est celui qui est vulnérable, d’une façon ou d’une autre. C’est ainsi que nous sommes tous des pauvres à partir du moment où nous reconnaissons notre vulnérabilité et notre faiblesse et que nous avons besoin des autres pour les soulager.

 

La visite à domicile

La visite à domicile est le fondement de nos actions et, plus largement, de celles de toute la « famille vincentienne ».

Il y a beaucoup de visites dans l’Evangile. On pense bien sûr à la Visitation, mais il y a aussi l’Epiphanie, le repas chez Simon le pharisien, Jésus s’invitant chez Zachée, les nombreuses visites à Béthanie, chez Marthe et Marie… Chacune donne matière à réflexion sur le sens et les caractéristiques chrétiennes de la visite à domicile.

Pour Saint Vincent de Paul : « Il faut faire la visite aux pauvres en la vue de Dieu seul et comme la Sainte Vierge la fit en allant visiter sainte Elisabeth, c’est-à-dire en toute douceur, en amour, en charité ». Saint Vincent de Paul en créant les Filles de la Charité, comme Frédéric Ozanam par son cri fondateur « allons aux pauvres ! », estimaient fondamentale cette démarche d’aller rencontrer le pauvre chez lui, là où il se trouve. Et ce « chez lui », ce peut être la chambre de la maison de retraite ou d’hôpital, la prison, ou même le porche d’immeuble où le SDF a disposé ses cartons et sa couverture.

Dans une de ses lettres, Frédéric Ozanam écrivait : « Nous devrions tomber à leurs pieds et leur dire avec l’apôtre : "Tu es dominus meus". Vous êtes nos maîtres et nous serons vos serviteurs ; vous êtes pour nous les images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas et, ne sachant pas l’aimer autrement, nous l’aimons en vos personnes. » Il reprenait en somme l’enseignement de Saint Vincent de Paul : « Les pauvres sont nos maîtres ».

Ce qui est fondamental est donc de ne pas voir la personne au travers de ses problèmes, mais de voir en elle le frère, la sœur, le visage du Christ, la personne à aimer.

Ceci implique avant tout de respecter en vérité la personne que nous visitons :

-          en lui demandant la permission d’entrer chez elle,

-          en acceptant qu’elle fasse des choix différents des nôtres et qu’elle pense différemment de nous,

-          en l’écoutant sans juger,

-          en ne prenant jamais de décision à sa place,

-          en étant soi-même, sans chercher à « jouer » la gentillesse ou l’empathie,

-        en ayant le désir de la réciprocité, car la personne visitée à toujours quelque chose à donner. Il nous faut donc accepter d’être enrichis par elle et, de ce fait, accepter notre propre fragilité, notre propre pauvreté. Nous sommes deux pauvres. Ceci est fondamental pour éviter le terrible piège de la condescendance.

 

Enfin, il faut bien entendu connaître ses limites et savoir passer le relais à d’autres, plus compétents : nous ne sommes ni psychologues, ni médecins, ni assistantes sociales.

 

Pour se mettre dans de bonnes dispositions avant la visite, rien ne vaut ce que nous appelons « la prière de l’escalier », celle que nous faisons juste avant d’entrer, pour confier notre visite, la personne que nous allons rencontrer et, éventuellement, nos craintes et nos appréhensions.

Forcément, la pratique de la visite régulière d’une personne à domicile crée des liens. Le temps aidant, la connaissance mutuelle s’approfondit et l’on « s’apprivoise », comme disait le renard au Petit Prince. Il peut se créer une vraie amitié qui implique fidélité et présence dans la durée. Et lorsqu’il s’agit d’une personne âgée ou malade,  cela peut aller jusqu’à l’accompagner dans sa fin de vie. Cet accompagnement ne s’improvise pas et demande que l’on soit formé.

La formation est du reste un impératif car le bénévolat ne saurait excuser l’incompétence. Des formations de toutes sortes sont proposées par la Société de Saint Vincent de Paul. On peut également profiter des formations offertes par le diocèse, en particulier par la Pastorale de la santé.

Ces principes qui concernent la visite à domicile, nous cherchons également à les mettre en pratique dans toutes nos autres activités : par exemple, l’aide alimentaire ne saurait se borner pour nous à une simple « distribution » de colis, mais elle est l’occasion d’échanges et de création de liens sociaux ; ou encore, le soutien scolaire ne se borne pas à l’aide aux devoirs, mais est l’occasion d’entrer en relation avec les familles, et de les faire coopérer.

 

La Société de Saint Vincent de Paul en Côte d’Or

En Côte d’Or, nous sommes cinq conférences, toutes à Dijon : la Conférence Saint Bénigne et la Conférence Notre-Dame - Saint Michel sur le centre ville, la Conférence Sainte Bernadette sur le quartier des Grésilles, la conférence des étudiants du Centre Catholique Universitaire, sur le campus, et enfin, une toute nouvelle Conférence, en période de probation, sur la paroisse Saint Paul - Sainte Jeanne d’Arc. Nous sommes actuellement 55 bénévoles. Nos activités sont assez diverses : chaque année, nous visitons régulièrement environ 70 personnes isolées, malades et/ou en difficulté financière et sociale.

Les jeunes du CCU accueillent régulièrement une quinzaine d’étudiants en difficulté pour un contact fraternel et pour les aider dans leurs démarches administratives et leur recherche d’un emploi. Ils distribuent également vêtements et colis de nourriture aux plus démunis. En effet, des étudiants, le plus souvent étrangers, arrivent sur le campus au mois de septembre vêtus d’un jean, d’un tee-shirt et d’un blouson léger, chaussés de baskets, et n’ont rien d’autre à se mettre quand arrivent les mois d’hiver…

La conférence Sainte Bernadette accueille une cinquantaine d’enfants en soutien scolaire et distribue près de 600 colis alimentaires à environ 70 familles.

Pour être complet, j’ajouterai que nous participons financièrement à des actions de solidarité ponctuelles lancées à l’échelon national. La dernière en date étant le secours aux réfugiés syriens. Lors de catastrophes survenant dans notre région, nous avons à cœur de participer en nature ou financièrement aux actions de solidarité qui sont mises en place. Cela a été le cas, par exemple, lors de l’incendie du foyer ADOMA, en novembre 2010.

Nos ressources proviennent uniquement de nos donateurs et des quêtes que nous faisons en paroisse ou en réunion.

 

Perspectives

Les besoins sont de plus en plus importants car la pauvreté ne fait que croître, celle-ci étant d’ailleurs étroitement liée à la solitude car l’isolement est générateur de pauvreté et la pauvreté est source d’exclusion et de solitude, le tout constituant un cercle vicieux infernal.

Le phénomène de la migration, en particulier en provenance de l’est de l’Europe, connaît ces dernières années une ampleur nouvelle. Les structures sociales existantes sont submergées et les diverses associations caritatives parviennent de plus en plus difficilement à faire face.

A l’échelon départemental, la société de Saint Vincent de Paul ne parvient plus à répondre à toutes les demandes qui lui sont adressées et est obligée de renvoyer sur les paroisses les appels qu’elle reçoit, là où les conférences ne sont pas implantées.

C’est pourquoi nous avons un grand besoin de bénévoles pour venir nous renforcer et aussi pour prendre la relève de nos membres les plus âgés. Nous cherchons également à créer des conférences sur un plus grand nombre de paroisses, en particulier dans les zones rurales, souvent pauvres et où l’on souffre sans doute plus qu’ailleurs de la solitude.

Enfin, nous avons le souci de nous rapprocher des autres mouvements existants afin de « mutualiser » autant que possible nos moyens et nos actions. C’est, là aussi, l’un des objectifs de la démarche Diaconia de laquelle nous sommes évidemment partie prenante. C’est également une des fonction du Conseil diocésain de la Solidarité, nouvellement créé, au sein duquel la Société de Saint Vincent de Paul est représentée.

 

                                                                                         Rémy Bertrand

                                                                                      Président départemental

                                                                              de la Société de Saint Vincent de Paul

 




[i]
Je citerai, entre autres, les « Filles de la charité », ainsi que les Equipes Saint Vincent, présentes à Beaune, héritières des « Dames de la Charité » fondées en 1617 par Saint Vincent de Paul.

[ii] Frédéric Ozanam était Docteur en Droit, Docteur ès Lettres et agrégé de littérature.

[iii] «… Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ;  j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! »

 

[iv] sondage TNS – SOFRES 2010 pour La Croix et la SSVP : 30% des français souffrent de solitude, et 1/3 des moins de 25 ans

 

 

Photo de couverture : Rémy Bertrand et Bertrand Ousset, président national de la SSVP, avec la conférence des jeunes du CCU

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Posté le 23 avril 2013 - Rubrique Carnet

Le Père Christian FORSTER, prêtre du diocèse de Dijon, vicaire épiscopal et curé de la paroisse Dijon-Saint-Michel, est décédé ce mardi 23 avril 2013 auprès de sa famille à Beire-le-Châtel (21).


Ses obsèques seront célébrées le mardi 30 avril 2013 à 10 h 30 en l'église Saint-Michel de Dijon (21).

Nous l'accompagnons de notre prière.


Ci-dessous, l'avis de décès du vicaire général, le Père Eric Millot.

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Commentaires (2)
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barthoulot
Le 29 avril 2013 à 22H06
Je uis protestant et je vais dans une eglis évangélique, je connaissanis le pére forsteter et c'est une grande perte pour les chrétiens, un homme érudit, aux preches génials et un homme de coeur.
Razavi Emmanuel
Le 25 avril 2013 à 19H27
Cher Christian, cher « Padre »,
Barouder à l’autre bout de la planète sans te savoir à l’autre bout du « fil » n’aura plus la même saveur.
Lorsque je revenais de mes pérégrinations, j’aimais venir sonner à ta porte, au « 40 ».
Alors nous devisions sur l’état du monde ; nous poursuivions ensuite, bien souvent, nos discussions à la maison ou chez mes parents. Ces conversations autour d’un bon verre vont bien me manquer.
Nos échanges de mails aussi. Tu n’avais d’ailleurs pas répondu à celui que je t’avais adressé il y a quelques jours ; j’ai alors compris que quelque chose se passait.
Avec toi, c’est une page de notre histoire familiale qui se tourne.
Tu as été à nos côtés en toute circonstance. Tu nous as mariés, tu as baptisé nos enfants, accompagné nos grands-parents.
Il y a aussi le soutien que tu m’as apporté quand tout jeune, j’annonçais à mes proches mon souhait de parcourir la planète caméra à l’épaule. Tu as été alors l’un de ceux qui ont soutenu et encouragé mes projets. Jamais je ne l’oublierai.

Tes amis d’Orient pensent bien à toi ce soir, cher Padre. Tu es dans nos cœurs et nos prières.

Emmanuel Razavi


Posté le 22 avril 2013 - Rubrique Mouvements et associations

Le CCFD-Terre Solidaire a accueilli pendant six jours Nicholas Chinnappan, partenaire Indien du Tamil Nadu, état du sud-est de l’Inde, peuplé de 72 millions d’habitants dont 70 % sont des ruraux.

Pendant ces six jours, Nicholas Chinnappan a pu appréhender la réalité de notre diocèse sous de nombreuses formes. Il a notamment passé une journée dans le Chatillonnais avec la rencontre de l’association « Graine » qui s’occupe de réinsertion au travail par le jardinage : des personnes en grande difficulté essaient de retrouver goût et motivation pour le travail. Une conférence en soirée a permis au public de poser de nombreuses questions sur les problèmes de l’Inde notamment sur l’accès à la terre et à la propriété.

Nicholas Chinappan a également rencontré les trois prêtres Indiens présents sur le diocèse, participé à des soirées à La Visitation à Chevigny-saint-Sauveur, à Fleurey-sur-Ouche, à Is-sur-Tille, Mirebeau, rencontré des personnes du Secours Catholique... Il a été très marqué par sa visite au squat des demandeurs d’asile rue Betillon. Il en témoigne par ces termes : 

"La visite a été très difficile pour moi, une expérience très forte. Il semble que chacun s’occupe de lui : en Inde, même dans les bidonvilles il y a plus de solidarité. Les repas offerts sont une bonne initiative de l’Eglise locale. Je me questionne sur le pourquoi du départ de leur pays de tous ces hommes. Il y a là une dimension politique".

Lors du bilan de son séjour, Nicholas Chinnappan a rappelé que pour lui « tout est fantastique dans sa visite sur le diocèse mais on manque souvent de temps. On n’a pas évoqué le tsunami et pourtant les grands groupes en ont profité pour récupérer des terres,  on donne un autre visage de l’Eglise ».

 

Pour conclure, le partenaire Indien a rappelé son message : « Nous devons transmettre le partage et aussi le sens du sacrifice dans la lutte pour un monde meilleur plein de justice et d’égalité ; le Jeudi Saint, le Christ offre le sacrifice, le Vendredi il meurt pour nous : sans cette dimension du  sacrifice il n’y a pas de possibilité de partage et de solidarité. Le partenariat est important pour travailler ensemble à plus de justice. Il faut aussi penser à transmettre ce message aux jeunes".

 

                                  Emmanuel Clémence

 


Crédits photos : CCFD-Terre Solidaire

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Posté le 19 avril 2013 - Rubrique Annonce de la foi

Pour le Chemin Néocatéchuménal, mouvement qui propose un itinéraire d’initiation chrétienne et d’éducation de la foi, le temps de Pâques en cette « Année de la Foi » est l’occasion de proposer la foi à des personnes qui n’ont pas toujours eu l’occasion de rencontrer des chrétiens et de recevoir une éducation chrétienne.

Aussi la communauté de Dijon du Chemin Néocatéchuménal a-t-elle décidé de faire des temps d’Annonce de la résurrection du Christ chaque dimanche de Pâques sous le porche de l’église Notre-Dame de Dijon.

Jeunes et moins jeunes, laïcs, prêtres et diacres, parents et enfants se rassemblent pour chanter, danser et témoigner de leur foi. Et ces témoignages sont bien sûr l’occasion d’échanger avec les passants et d’entendre leurs réactions à ces témoignages.

Voici, par exemple, l’expérience vécue par un membre de la communauté dimanche dernier :

« Autour des questions : Qui es-tu ? Pourquoi vis-tu ? Quel est le sens de ta vie ? Es-tu heureux ? s’est déroulée la deuxième rencontre sur les places assurée par le Chemin Néocatéchuménal de Dijon. Le dimanche 14 avril, a été une très belle journée, non seulement parce que le soleil nous a accompagnés, mais parce que nous avons annoncé l’amour du Christ : quoi de plus beau ?

Parmi toutes les rencontres, celle avec  deux jeunes filles  qui, à la question « quel est le sens de ta vie ? » ont répondu qu’elles ne croyaient pas en Dieu :  « Je suis athée, et je ne veux croire à rien ».

La rencontre s’est prolongée pendant plus de 30 minutes où le jeune membre de la communauté qui est diacre a pu raconter son expérience personnelle. Il a témoigné aussi du sens de sa vie avec le Christ : « Jésus-Christ m’a sauvé, il a donné un sens à ma vie, c’est avec lui que j’ai trouvé une véritable joie. Dans un moment de ma vie, j’ai fait l’expérience d’une totale insatisfaction, et lui est venu me sauver… alors courage, il veut vous sauver, vous aimer et là où vous êtes, il m’envoie vous annoncer cette Bonne Nouvelle… Je prierai pour vous dès aujourd’hui ».

À la fin de la rencontre les filles ont voulu garder les coordonnées du diacre en disant : « Nous ne savons pas, peut-être un jour nous chercherons ton seigneur »

Le lendemain matin, le diacre reçoit un message : « Merci pour ton soutien, je suis contente de cette rencontre improbable d’hier. Peut-être as-tu raison et que ton seigneur t’a mis sur ma route pour me redonner espoir… »

Ainsi chaque membre de la communauté peut être convaincu qu’il est important d’annoncer les merveilles du Christ. Nous ne savons pas quel sera l’effet d’une rencontre, mais beaucoup de gens cherchent et attendent une parole d’amour qui puisse leur donner un peu d’espoir.

Ces missions continuent les dimanches 21, 28 avril et 5 mai à 16 h devant l’église Notre-Dame de Dijon.

 


Vous pouvez télécharger le document ci-dessous qui vous présente ces rencontres.

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