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Posté le 02 avril 2015 - Rubrique Jeunes

Cette année encore, les élèves du collège Saint-Michel de Dijon se sont mobilisés pour réunir des fonds au profit de l’association Vafaham qui gère un orphelinat à Madagascar depuis plus de 20 ans.

Un bol de riz a donc été organisé. Une centaine d’élèves et leurs professeurs ont pu écouter pendant l’heure du repas Madame Gourdon, présidente de l’association, qui leur a présenté les actions réalisées sur place à Madagascar cette année et les futurs projets (constructions de lavoirs, toilettes et tri des ordures dans le quartier de l’orphelinat).

Les élèves ont également posé de nombreuses questions sur la situation préoccupante de l’île touchée par une très grande pauvreté. Ils ont ensuite, avec la responsable pastorale du collège Evelyne Mouard, remis un chèque de près de 1000 euros à l’association.

Madame Gourdon s’est réjouie de la participation active des jeunes collégiens qui montrent à nouveau leur solidarité envers les plus démunis !

 

                                         Yannick Dupin

 

Photos© Yannick Dupin

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Posté le 01 avril 2015 - Rubrique Prière, veillée, célébration

La cathédrale a accueilli une foule de fidèles en plein cours de la Semaine Sainte pour la célébration de la Messe Chrismale ce mardi 31 mars. L’archevêque, Mgr Minnerath, put demander à cette occasion aux 90 prêtres présents de renouveler leur engagement sacerdotal.

L’archevêque était entouré au chœur par le vicaire général, le père Eric Millot, et le chanoine Dominique Garnier, curé de la cathédrale.

 


Les chants furent assurés par un brillant chœur composé de volontaires sous la direction de Jean-Bernard Guiboux tandis que les fidèles étaient placés sous la direction de Alain Cervaux et Lise Ladret, avec Yves Cuenot en accompagnement aux grandes orgues.

Dès le début de la messe, prêtres et fidèles d’une seule voix concrétisaient l’unité de l’Eglise en chantant avec la procession « Nous sommes le corps du Christ ».

Après la lecture de l’Apocalypse et la proclamation de l’Evangile de Luc, Mgr Minnerath prononça une brillante homélie à l’intention des prêtres mais aussi des fidèles : « Jésus -dit-il- s’identifie en chacun de nous, nous avons été consacrés, nous sommes attachés à la source dans la célébration de l’Eucharistie ».

Ce fut  alors pour les prêtres le renouvellement  de leur engagement et leur attachement à l’évêque,  la main levée  à « ce Dieu qui se donne à chacun de nous ».

On procéda alors à la bénédiction et à la consécration des huiles qui serviront à l’administration des sacrements dans l’ensemble du diocèse, ces huiles présentées par des représentants de différentes paroisses et des membres consacrés. Furent successivement bénies par l’archevêque, l’huile des malades, l’huile des catéchumènes  et  le Saint Chrême, autant de flacons qui dès le soir allaient partir dans tout le diocèse pour qu’en chaque paroisse on puisse  les utiliser à destination de ceux qui reçoivent les différents sacrements.

Au cours de la messe, on cita les noms des prêtres qui sont décédés depuis la dernière messe chrismale, on y associa aussi quelques diocésains engagés dans l’Eglise. La cérémonie qui se prolongea tard dans la soirée a pris fin sur les recommandations de l’archevêque : « Suivez maintenant la voie tracée par le Christ ».

                                                                                          

                                       Jean Clerc



Photos© Marie-Dominique Trapet et Jean Riegel

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Posté le 31 mars 2015 - Rubrique Culture et patrimoine

Voici un demi-siècle, Jean-François Samson, fils de Joseph Samson, fonde avec Jean-Louis Gand l'ensemble Jean-Philippe Rameau : il s’agissait d’organiser les célébrations du deux-centième anniversaire de la naissance de Jean-Philippe Rameau, célébration voulue grandiose par les autorités municipales. Après le succès rencontré par les concerts en l’honneur du grand musicien dijonnais, il n’était pas question pour ces chefs de chœur, héritiers de la grande tradition de la Maîtrise de la Cathédrale dont Joseph Samson avait été le maître de chapelle pendant plus d’un quart de siècle de ne pas poursuivre une aventure musicale aussi bien inaugurée. Ainsi, dès octobre 1964, naissait  l’Ensemble Joseph-Samson.

Depuis 50 ans, l’aventure chorale continue, sous l’impulsion de Jean-Louis Gand. L’éminent musicien, qui, depuis le décès de Jean-François Samson, en octobre 1972, dirige le chœur avec un rare souci d’exigence et de qualité, n’a eu de cesse, tout au long de ces années, d’entretenir un répertoire qui va du Grégorien aux œuvres les plus contemporaines, notamment celles qu’il a écrites. Compositeur déjà récompensé par plusieurs prix internationaux, Jean-Louis Gand est notamment l’auteur de l’Oratorio pour la paix, commande de Dom Olivier Quenardel, abbé de Cîteaux, à l’occasion du neuvième centenaire de la naissance de saint Bernard, ainsi que des œuvres liturgiques d’usage habituel, notamment pour la cathédrale, tel son Magnificat commandé par Alain Chobert alors qu’il dirigeait encore la Maîtrise.

À l’instar de Joseph Samson, Jean-Louis Gand a consacré sa vie au service de la musique. Directeur du conservatoire national de région de Dijon pendant de très nombreuses les années, titulaire de nombreux premiers prix au conservatoire national supérieur de Paris, il ne cesse de composer des œuvres chorales et instrumentales. L’une de ses dernières créations, Maria Mater, pour soprano solo et chœur, reprend une supplique à Marie attachée à la tapisserie de la Collégiale Notre-Dame de Beaune.  L’œuvre, lumineuse et bouleversante, est dédiée à Jean-François Samson. Elle faisait partie du Concert du jubilé.

Au-delà des multiples pérégrinations du chœur en France et à l’étranger (Italie, Allemagne, Suisse, Belgique, Prague, Pologne, etc…), l’Ensemble Joseph-Samson, qui, pendant près de 40 ans a chanté la messe de 10 heures un dimanche par mois à la cathédrale en remplacement de la Maîtrise, a tenu à conserver une mission liturgique à côté de son activité de concerts, la musique sacrée représentant en outre l’essentiel de son répertoire. Le chœur participe ainsi, parfois avec la maîtrise, aux offices de pontificaux et plus largement à la beauté de la liturgie cathédrale en animant chaque année la veillée de Noël et la messe de Minuit,  la fête des Rameaux et désormais la Saint Vincent de Dijon. N’est-ce pas en effet dans la liturgie que les œuvres sacrées trouvent leur accomplissement et leur vérité ?

C’est donc tout naturellement à la cathédrale Saint-Bénigne, cathédrale « enchantée » qui lui est si familière, remplie pour la circonstance, que l’Ensemble Joseph-Samson a donné le dimanche 22 mars son Concert du jubilé , magnifique d’équilibre et de justesse. Outre des motets religieux de Jean-Philippe Rameau et un très beau Stabat Mater d’Emanuele d’Astorga, le concert comportait des œuvres de Jean-Louis Gand et de Joseph Samson ainsi que des polyphonies du XIIIe au XVIe siècle appartenant au répertoire habituel de l’Ensemble. C’est le Magnificat du sixième ton, composée, pour la circonstance, de faux bourdons alternés de Joseph Samson et de Jean-Louis Gand, qui a clôturé ce magnifique concert d’anniversaire.

« On n’arrête pas l’homme qui chante » : cette célèbre formule de Joseph Samson pourrait être la devise de Jean-Louis Gand pour cet ensemble qu’il dirige avec autant de désintéressement que de fougue et de compétence au service de la beauté.

Pour conserver un souvenir de ce moment privilégié, le concert du Jubilé a été enregistré. Un CD  paraîtra courant avril 2015, que l’on pourra se procurer au prix de 10 € outre les frais de port (3,50 € pour un à trois CD) en écrivant à Madame Simone Durnez, 1 cours Général-de-Gaulle  -  21000  DIJON.

 

                                                   Marie-Dominique Trapet


Photos : © Christophe Blanc (couverture) et Marie-Aleth Trapet

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Posté le 30 mars 2015 - Rubrique Carnet

Le père André Fournier est décédé ce mercredi 25 mars 2015, et ses obsèques ont été célébrées ce lundi 30 mars en l'église Saint-Michel de Dijon.

C’est le 19 décembre 1923 à Dijon qu’André Fournier est né et c’est en l'église Saint-Michel qu’il a reçu le sacrement de baptême le 6 janvier 1924.

Après avoir étudié et travaillé chez Terrot, il a souhaité entrer au séminaire. C’est à 28 ans qu’il est ordonné prêtre, en 1951.

Au cours de ses 64 années de vie sacerdotale, le père Fournier a eu diverses missions.

 


D’abord vicaire à Saint-Joseph de Dijon, il reçoit en 1955 la paroisse de Verdonnet où il restera jusqu’en 1967.

Durant 3 ans, il sera ensuite curé de Précy-sous-Thil et en 1970, il est nommé curé d’Arnay-le-Duc où il restera jusqu’en 1987.

C'est en raison de ses problèmes de vue qui devenaient aigus qu’il a ensuite été nommé aumônier de l’hôpital général. Il en a arpenté les cours et les services durant 16 années, jusqu’à sa retraite en 2003. Durant cette période, André Fournier a accompagné, aidé, écouté, non seulement tous les malades et leurs familles qui faisaient appel à lui, mais aussi tous les soignants et les autres employés de l’hôpital dont il savait se faire proche.

A la maison du clergé durant 12 ans, il a été non seulement résident mais aussi frère de tous. Et on se souviendra longtemps de ses chansons qu’il composait volontiers pour les anniversaires de chacun.

Le père Fournier est décédé mercredi dernier après quelques jours où il a été plus fatigué et durant lesquels il lui a sans doute été permis de se préparer à rencontrer le Seigneur qu’il a servi tout au long de sa vie.

 

Dans le fichier PDF ci-dessous, vous pouvez retrouver l'homélie des obsèques du père Fournier, prononcée par le père Jean-Paul Clerc, curé de Savigny-lès-Beaune.

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